Il y a une semaine, Manuel Valls échouait de manière franche face à Benoît Hamon au deuxième tour de la primaire socialiste. En n’obtenant qu’à peine un peu plus de 40% des suffrages exprimés, l’ancien Premier ministre a subi un lourd revers. Lui qui pensait être le candidat naturel du Parti Socialiste après avoir poussé François Hollande à la renonciation se retrouve donc à l’écart de la vie politique – au moins le temps de la campagne présidentielle. Depuis sa défaite, nombreux sont ceux à avoir tenté d’analyser le pourquoi et le comment d’un tel revers. Si nos éditorialistes préférés ont rapidement classé l’affaire en nous expliquant que les électeurs de la primaire étaient des utopistes, il me semble que l’échec de Valls découle de causes plus profondes.
Certes, le positionnement néolibéral économiquement et autoritaire sur les questions de société a certainement joué dans la défaite de Manuel Valls mais résumer son échec au simple fait qu’il n’ait pas fait une campagne pour les primaires mais bien plus pour le premier tour de l’élection présidentielle ne me paraît pas convaincant. Depuis la tempête qui frappe François Fillon – que plusieurs députés de Les Républicains appellent à abandonner – le nouveau favori est Emmanuel Macron. Pourtant, le fondateur d’En Marche est sur le même créneau que Manuel Valls et il ne me semble pas aberrant de voir dans l’échec de l’ancien Premier ministre un présage pour celui qui fut son ministre de l’Economie. Lire la suite
