De nos jours, on ne compte plus les partis politiques ou même les personnalités affirmant être antisystème. Ainsi en est-il du Front National qui affirme vouloir contrer le système UMPS (ou herpès selon le bon mot de Florian Philippot) ou de Debout la République dont le slogan est « ni système ni extrême ». A gauche non plus, on ne se cache pas d’être antisystème. Jean-Luc Mélenchon réaffirmait récemment, sur le plateau d’On n’est pas couché, son opposition la plus farouche au système européen mené par l’Allemagne et prônant l’austérité.
Et pourtant, s’élever contre le système revient paradoxalement à le renforcer ainsi que l’a noté Yves-Charles Grandjeat dans L’Autorité en question en 2005. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, être antisystème revient à se retrouver dans le système et à légitimer son existence en s’opposant à lui. Lire la suite
