La fausse route (sur la notion de folie en politique)

Stanczyk – Jan Matejko

Il y a quelques jours, Joe Biden a pris ses fonctions en tant que 46ème président des États-Unis d’Amérique. Plus que la joie, pour beaucoup, sa victoire s’est apparentée à un soulagement et le fait que Donald Jr. Trump ait accepté de transmettre le pouvoir pacifiquement après les évènements du Capitole a renforcé ce sentiment. D’aucuns expliquent que la page du trumpisme est définitivement tournée – même si au vu du nombre de suffrages récoltés par le désormais ex-président cela parait bien présomptueux – et que le pays va désormais pouvoir reprendre une marche normale.

Normale, le mot est important. En effet, tout au long du mandat du magnat de l’immobilier un certain nombre de critiques sont revenues de manière sempiternelle. Le traitant tantôt de dérangé tantôt de fou, nombreuses ont été les analyses – notamment de ce côté-ci de l’Atlantique – à résumer les prises de décision de Trump comme l’émanation d’un fou qui aurait soudain pris le pouvoir dans le pays le plus puissant du monde. Que la chose se soit produite aux États-Unis est particulièrement intéressant dans la mesure où, en tant que première puissance tant militaire qu’économique, ce pays peut permettre d’ouvrir largement le débat sur la folie en politique, cette notion souvent utilisée à l’emporte-pièces.

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