Ce que cache leur « pédagogie »

Depuis des années, elle est un mantra utilisé avec constance et répétition. Je veux bien entendu parler de la fameuse et fumeuse pédagogie dont les responsables politiques nous rebattent les oreilles à longueur de temps. L’arrivée de Monsieur Macron à l’Elysée, bien loin d’avoir atténué cette tendance, a renforcé me semble-t-il l’utilisation qui est faite de ce concept. Aux côtés du pragmatisme et de l’efficacité, la pédagogie figure effectivement en bonne place des mantras macroniens et, par extension, de tous ceux utilisés par les présidents précédents. Dès lors qu’un mouvement social d’ampleur ou que la côte de confiance d’un président ou d’un premier ministre s’effondre – ce qui arrive inlassablement au gré des trahisons et des politiques de classes menées dans ce pays – la carte pédagogie est brandie par la caste au pouvoir.

Emmanuel Macron n’échappe évidemment pas à la règle et le voilà qui a prestement utilisée la pédagogie pour tenter de contrer le mouvement social qui est en train de naître dans le pays. Comme tous ses prédécesseurs, il a ainsi expliqué que les Français n’étaient pas réellement contre sa politique mais qu’ils n’avaient pas réellement saisi les ressorts de celle-ci. Comme tant d’autres avant lui, le nouveau locataire de l’Elysée a rapidement annoncé qu’il fallait que le gouvernement fasse preuve de plus de pédagogie pour expliquer les réformes menées aux Français. Au-delà de l’aspect communicationnel du concept, la pédagogie recouvre, à mes yeux, tout un imaginaire qui est celui d’une véritable haine de l’exercice démocratique et de la confrontation d’idées. Celle-ci est assurément utilisée pour imposer ses vues sans qu’aucun débat n’ait lieu. Il va de soi que tout au fil de ce billet par pédagogie j’entends le détournement qui en est fait par la caste au pouvoir. Lire la suite

Données personnelles, passer de la menace à l’opportunité

Il arrive parfois que la réalité rattrape la fiction. Dans la saison 4 de House of Cards, William Conway, le candidat républicain opposé à Frank Underwood, utilise par le biais de soutiens de sa campagne un moteur de recherche dénommé Pollyhop pour espionner les Etatsuniens et ainsi avoir un coup d’avance sur son adversaire. Découvrant cet outil aux mains de son concurrent – et étant très mal en point dans les sondages – Underwood décide alors d’utiliser les ressources de la NSA pour espionner lui aussi ses concitoyens. Si les révélations d’Edward Snowden avaient déjà montré que l’espionnage via la NSA n’était pas que de la fiction, le scandale qui frappe aujourd’hui Facebook et Cambridge Analytica ressemble furieusement au Pollyhop de Conway.

Il est en effet reproché au géant des réseaux sociaux d’avoir fourni les données personnelles de plusieurs dizaines de millions d’utilisateurs étatsuniens pour œuvrer au profit du parti républicain lors des dernières élections. Ce dernier scandale a suscité des réactions du monde politicien mais il y a fort à parier que celui-ci ne réagit que parce qu’il est directement concerné. Le détournement de données personnelles ne date en effet pas d’hier. Un journaliste de FranceInfo s’est d’ailleurs aventuré à demander les données personnelles que Facebook détenait sur lui et, dans une surprise à moitié feinte, celui-ci s’est rendu compte que le réseau social conserver toutes les données qu’on lui laisse. Cet enchainement d’évènements liés à la gestion de nos données personnelles sur internet, s’il est effrayant, doit selon moi nous pousser à engager une réflexion globale sur lesdites données personnelles, données qui sont aujourd’hui situées dans une dangereuse zone grise.

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Le Pen à L’Emission politique, révélateur du naufrage du service public télévisuel

Il y a quelques jours, le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, était l’invité de L’Emission politique sur France 2. Venu défendre la vision du gouvernement à quelques jours d’une mobilisation importante des cheminots et de la fonction publique, l’ancien maire de Tourcoing a, comme de coutume, été opposé à des contradicteurs au cours de l’émission. Si le débat avec Olivier Besancenot a permis de mettre en exergue deux visions à la fois des services publics et de la société, ce n’est pas cela qui a le plus marqué lors de cette émission.

Chacun des invités de L’Emission politique est effectivement invité à débattre avec une personne mystère. Dans le cas de la dernière émission, le mystère n’est pas demeuré bien longtemps tant un nombre important de médias avaient révélé le matin de l’émission qui serait l’invité mystère. Il s’agissait, comme tout le monde le sait, de Jean-Marie Le Pen. L’ancien dirigeant du Front National, qui publie ses mémoires et jouit d’une grande couverture médiatique de ce fait, a donc été invité à débattre avec Monsieur Darmanin. De débat en réalité, il n’y en eut point tant Monsieur Le Pen était là pour dérouler son discours classique et sa rhétorique sur l’excès d’immigrés que connaîtrait notre pays ou la menace que représente l’Islam. Ce qui est réellement révélateur, à mes yeux, dans cette séquence n’est pas tant les propos tenus par Jean-Marie Le Pen mais bien plus assurément  le simple fait qu’il ait été invité. Cette invitation est selon moi révélatrice du naufrage du service public télévisuel de ce pays.

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Manifeste pour un football populaire et socialiste (3/3): construire un autre modèle

 S’appuyer sur le monde amateur

 

Déconstruire certains clichés est nécessaire – au sens philosophique du terme à savoir ce qui ne pourrait pas ne pas être ou être autrement – pour permettre la mise en place d’un football populaire mais cette démarche ne saurait être suffisante. Il est, en effet, bien facile et confortable de se complaire dans la critique de ce qui est en cours actuellement. Il est plus difficile mais aussi plus courageux et utile de proposer une autre voie possible. En somme il s’agit de dénoncer mais également d’agir. En ce sens, quoi de plus logique que de se tourner vers le football amateur pour imaginer de nouvel manière d’aborder le football ? Dans son excellent livre Comment ils nous ont volé le football ?, coécrit avec Antoine Dumini, François Ruffin, aujourd’hui député de la Somme, livre une merveilleuse analyse économico-footballistique. Le parti pris de l’ouvrage, que je trouve excellent, est de démontrer à quel point le football est une fenêtre pour comprendre la mondialisation néolibérale et le capitalisme triomphant. Comme l’écrivent les auteurs, le ballon rond peut s’apparenter à un monde en plus petit et les évolutions du football, sa financiarisation, en disent bien plus sur le capitalisme que sur le foot en lui-même. Récemment, François Ruffin a tenu un discours fort à l’Assemblée nationale. Vêtu du maillot de foot du club d’Eaucourt-sur-Somme, le député reporter ainsi qu’il se désigne a en réalité repris l’épilogue de son livre. Dans sa prise de parole sur le « miracle des maillots lavés et pliés » celui-ci, sur le ton de l’humour ou presque, a mis l’accent sur ce qui fait la différence fondamentale non seulement entre le foot amateur et le foot professionnel moderne mais également entre le foot amateur et une grande partie de la société. Lire la suite

Manifeste pour un football populaire et socialiste (2/3): déconstruire les clichés

Démasquer les Tartuffe

 

Comme je l’ai expliqué au cours de la partie précédente, toute la cohorte qui se rêve en bourreau du football populaire a décidé de s’attaquer aux Ultras et plus largement aux supporters pour mettre à bien son funeste et macabre projet. Pour mieux justifier le fait qu’il faille « rééduquer » les supporters – ces mots odieux ont bel et bien été prononcés par une ministre de ce qui se dit être une République – et pourquoi pas les envoyer en camp de rééducation comme dans certains pays, l’accent est mis sur la supposée barbarie de ces supporters. Dans le business qu’est devenu le football il faut dire que les Ultras prennent la forme de dangereux révolutionnaires ne se laissant pas mater par les petits caporaux du foot bourgeois qui en retour jubileraient à l’idée de les faire monter à l’échafaud en place de Grève pour faire tomber la lame de la guillotine. Ce faisant, ces petits caporaux bourgeois s’accommodent bien du masque de chevalier de la sécurité des familles pour attaquer les Ultras. Dans la Grèce antique, plus précisément dans le théâtre grec – constitué quasiment uniquement de tragédie – le masque avait une double utilité que l’on retrouvait chez notre chère caste. La première, celle que tout le monde connaît était une utilité qu’on pourrait appeler esthétique. Il s’agissait évidemment de prendre les traits du personnage joué. Le masque avait donc la dissimulation comme premier objectif. Il est assez aisé de voir à quel point la question de la soi-disant défense des familles se rendant au stade est un prétexte utilisé par ces cuistres pour attaquer le football populaire. Ceux-ci semblent effectivement ignorer que des familles et des jeunes enfants sont massivement présents dans les tribunes populaires, que c’est dans celles-ci que la transmission se fait. Lire la suite

Manifeste pour un football populaire et socialiste (1/3): le foot phagocyté

Récemment, les évènements qui se sont produits à Lille ont été l’occasion pour les tenants d’un football aseptisé et totalement soumis aux lois de la finance de mener une offensive à grande échelle. Depuis des semaines, en effet, les tensions entre Ultras et instances ont atteint une forme de paroxysme. Si les Ultras ont longtemps été les véritables rats de laboratoires de toutes les politiques liberticides qui sont aujourd’hui appliqués au plus grand nombre, les dernières semaines ont vu cette défiance franchir une étape supplémentaire. Dans son excellent livre Les Affects de la politique, Frédéric Lordon dans une optique très spinoziste explique que la politique est avant tout constituée d’affects et que c’est parfois le franchissement de seuils imperceptibles qui précipitent des changements d’ampleur, il me semble que nous sommes en train de vivre un pareil moment. Le football est depuis des années, sinon des décennies, soumis aux règles de la finance la plus folle et le foot business tant décrié gagne chaque jour en puissance. Toutefois, les ultras bordelais et marseillais dans un même élan, rejoints par un grand nombre de groupes ultras, ont sonné le tocsin face à la Ligue de Football Professionnel et aux instances préfectorales ou étatiques. Le match opposant les deux équipes au Vélodrome il y a quelques semaines a été l’occasion pour les ultras phocéens d’envoyer des mots doux à ces instances dans ce qui s’apparentait à une véritable proclamation de lutte. L’envahissement de terrain à Lille il y a quelques jours a engendré des réactions de toute cette constellation bourgeoise qui a le foot populaire en horreur et qui aimerait tant « rééduquer » les supporters pour les transformer en consommateurs – ou à défaut expulser les derniers représentants du football populaire des stades de foot.

Nous avons ainsi vu fleurir les appels à nettoyer les tribunes et autres réactions faussement outragées. Je crois fermement que derrière les Ultras c’est à toute une conception et à un certain imaginaire du football que cette caste veut s’attaquer. Les tenants du foot en loges vomissent notre vision populaire et fraternelle du football. Aussi cette coterie s’empresse-t-elle de fustiger la supposée violence dont nous serions coupables en passant sous silence sa propre violence. Je l’ai déjà dit il y a quelques temps lors de la répression des ultras marseillais et bordelais, je suis persuadé que nous sommes en train d’arriver à une forme de lutte pour la survie, une espèce d’affrontement final. Le foot business – ou bien plutôt ce qu’il conviendrait d’appeler le football phagocyté par le capitalisme néolibéral financiarisé – se sent désormais assez puissant pour avoir l’ambition d’écraser sans vergogne le football populaire. Exit la vision populaire, ouvrière et socialiste qui a fait l’identité du football pendant des décennies pour mieux imposer le diktat de l’économie financiarisée et de la classe bourgeoise. Pour paraphraser un président déchu, notre adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti mais il gouverne aujourd’hui le football depuis son trône de la FIFA, cette adversaire c’est celui du capitalisme néolibéral financiarisé qui après avoir contaminé notre sport populaire entend porter l’estocade finale et nous exproprier totalement pour définitivement remplacer le supporter par le consommateur, l’émotion par le profit, la passion par les comptes de résultat. En face de cette nuit sombre et éminemment menaçante, nous nous devons de nous lever et de porter notre lumière pour rallumer les étoiles selon le si beau vers d’Apollinaire. Assez des luttes défensives, le temps est passé d’être offensifs et de construire un nouvel imaginaire. Lire la suite

Statut du cheminot, le piège tendu

Depuis l’annonce que le gouvernement a annoncé sa volonté de réformer, je dirais démanteler, la SNCF, un chiffon rouge est agité par l’exécutif et les médias pro-démantèlement : celui du statut du cheminot. Plutôt que de rentrer dans le cœur de la réforme voulue par le gouvernement – qui conduira in fine à la privatisation de la SNCF – les médias d’obédience néolibérale préfèrent brocarder les cheminots et les livrer à la vindicte populaire. En réalité cette muleta agitée devant l’opinion n’a qu’un seul but : celui de détourner l’attention du dépeçage des services publics qui s’annoncent.

Il n’y a rien de bien surprenant à cette logique tant Emmanuel Macron use et abuse de cette méthode depuis qu’il est à l’Elysée. Il y a d’ailleurs fort à parier que le gouvernement agira de même dès lors qu’il s’agira de présenter sa réforme constitutionnelle en mettant l’accent sur certains points pour tenter de convaincre du bien fondé de celle-ci. Nous avions déjà vu cette logique à l’œuvre lors du démantèlement du code du travail par ordonnances lorsque le gouvernement, par la voix de Muriel Pénicaud, a sorti les violons pour expliquer que sa réforme visait à protéger les travailleurs dans un exercice purement orwellien de la double pensée. Il devient chaque jour plus urgent de lutter contre la stratégie Macron qui est pour le moment couronnée de succès. Lire la suite

Autoritarisme, l’autre visage du néolibéralisme

En s’affirmant comme progressiste, lors de la campagne présidentielle de 2017, Emmanuel Macron se présentait comme un libéral absolu – ce que Le Monde Diplomatique titra comme « l’extrême-centre ». Par libéral absolu il faut comprendre que Macron disait être libéral à la fois sur les plans économique et politique. En cela, son positionnement était réellement singulier puisqu’il se détachait de Valls ou Fillon qui eux sont libéraux économiquement mais illibéraux (voire franchement conservateurs) politiquement ainsi que de Mélenchon ou Hamon qui, au contraire, se présentaient libéraux politiquement mais hostiles au libéralisme économique. Finalement, en adoptant cette position, l’alors candidat reprenait une vieille antienne du néolibéralisme, celle qui affirme que la libéralisation économique s’accompagne d’une libéralisation politique. En d’autres termes, il s’agit de dire que l’économie de marché est le meilleur vectur de la démocratisation.

Cette fable, c’est bien entendu celle qui a été présentée lors de la chute de l’URSS aux anciennes démocraties populaires. Cette fable, c’est celle qui a fait imposer un peu partout l’économie de marché et le capitalisme néolibéral comme corollaire de la démocratie. En somme, cette fable est sans doute l’antienne la mieux partagée depuis la fameuse et fumeuse théorie de la fin de l’Histoire de Francis Fukuyama. Je crois pour ma part qu’il est urgent de déconstruire cette fable parce que non seulement elle ne décrit pas la réalité des choses mais que surtout, elle est l’inverse de la réalité du néolibéralisme. Toutefois, dans la logique qui le lie à l’autoritarisme, il me semble que nous sommes en train de franchir un de ces seuils qui peuvent précipiter des changements d’envergure, particulièrement en France et cela est très inquiétant. Lire la suite

De quoi la classe moyenne est-elle le nom ?

Il y a quelques semaines, le salaire moyen des Français a été révélé. S’élevant à 2250€ nets mensuels, celui-ci a prestement été utilisé par tout une catégorie de personnes pour appuyer l’argument selon lequel tout allait bien dans le meilleur des mondes possibles en France, dans un exercice que le Pangloss de Voltaire n’aurait sans doute pas renié. En dépit des fragilités inhérentes à cet indicateur, ces personnes n’ont pas hésité à claironner que ce résultat était la preuve que la classe moyenne se maintenait dans notre pays. Parce que, pour paraphraser Engels et Marx, l’on pourrait dire qu’un spectre hante l’Europe et plus particulièrement la France, celui de la disparition de la classe moyenne. Aussi est-il primordial pour les personnes au pouvoir de faire perdurer ce mythe de la classe moyenne.

Dans la Grèce Antique, le mythe – qui dérive de muthos – définissait le domaine de l’opinion fausse, de la rumeur, du discours de circonstance. En somme, le mythe est le discours non-raisonné, qui se veut être une forme de fable. Par opposition, le logos était, lui, le discours raisonné. C’est précisément le passage du muthos au logos qui a posé la pierre fondatrice des philosophes de la Grèce Antique. De la même manière, la classe moyenne a tout du mythe, de cet élément un peu fourre tout au sein duquel tout le monde se retrouve. Pourtant, les contours de ladite classe moyenne sont flous à souhait, ce qui n’est pas un hasard selon moi. La classe moyenne est assurément le meilleur instrument socialement coercitif qui a été créé par le capitalisme néolibéral pour contrôler les masses, en particulier les classes populaires. Il est temps de sortir de la caverne et de déconstruire cette fable. Lire la suite

Les élections en Italie, la GroKo et le fil d’Ariane de la désagrégation de l’UE

Dimanche se sont tenus deux évènements politiques majeurs au sein de l’Union Européenne. En Allemagne, les militants du SPD étaient appelés à se prononcer sur le fait de former une nouvelle grande coalition – Grosse Koalition en allemand, abrégée en GroKo – avec la CDU/CSU de Madame Merkel. Ils ont majoritairement voté pour le oui (66%) et la première économie de l’Union Européenne va connaître une nouvelle coalition entre chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates après celles de 2005 et de 2013. Même si les militants du SPD ont répondu favorablement à cette demande de coalition, le score du oui est plus faible que lors de la précédente demande et un véritable mouvement d’opposition à cette logique semble s’être mis en place au sein du parti.

Le même jour, les Italiens étaient appelés aux urnes pour renouveler tout à la fois la Camera (équivalent de l’Assemblée Nationale) et le Sénat. En pleine tourmente électorale depuis le referendum perdu et le départ de Matteo Renzi, le Parti Démocrate a connu une lourde défaite. Alors qu’il était majoritaire dans la Camera sortante, le voilà relégué à un peu moins de 19% des suffrages – sur 95% des bulletins exprimés – et renvoyé, sans doute, à l’opposition. Toutefois, le grand résultat de ces élections italiennes, outre la cinglante défaite du PD, est assurément la victoire des partis dits contestataires. Le Mouvement 5 Etoiles (M5S), fondé par Beppe Grillo, arrive effectivement en tête avec près de 32% des suffrages. Dans la coalition de droite, c’est la Ligue, ex-Ligue du Nord et parti d’extrême-droite, qui est en tête avec près de 18% des suffrages. Si la coalition Ligue du Nord – Forza Italia (de Berlusconi) -Fratelli d’Italia arrive bien en tête, cette poussée sans précédent des deux mouvements contestataires est ce qui marque le plus. L’on pourrait croire ces deux éléments totalement indépendants, je crois pourtant qu’ils sont le révélateur du fil d’Ariane qui parcourt l’UE actuellement et qui est celui de sa désagrégation et du risque d’implosion.

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