Le sauvetage d’Alstom, la paille et la poutre

Eclipsé depuis par la sortie du livre Un président ne devrait pas dire ça et par le débat de la primaire de droite et du centre, le sauvetage de l’usine Alstom de Belfort avait pourtant fait couler beaucoup d’encre il y a quelques semaines. L’annonce de la fermeture du site par Alstom avait consterné, le plan de sauvetage mis en place par l’Etat a été vertement critiqué. Accusé de sauver le site pour des raisons électoralistes, l’exécutif était bien en peine d’expliquer le pourquoi de sa stratégie quant au sauvetage de ce site. L’opposition s’est, en effet, déchainée après l’annonce du plan de sauvetage de 500 Millions d’€.

Dilapidation d’argent public pour les uns, absence de vision à long terme pour les autres, la décision a trouvé bien peu de défenseurs. Bizarrement, personne ne s’est soucié du sort des Alsthommes qui allaient rapidement se trouver sur le carreau si rien n’avait été fait. Cela est bien symptomatique d’une époque où l’hégémonie néolibérale se fait de plus en plus grande où l’on ne parle que de déficits publics, de résultats électoralistes et de dépenses publiques. En revanche, rien n’a été dit sur la dilapidation d’argent public, bien réelle elle, qu’a été le CICE ou l’absence de vision industrielle dans ce pays. En somme, nous voilà encore une fois face au vieux proverbe de la paille et de la poutre. Lire la suite