Le roi d’Arabie Saoudite, la plage de Vallauris et l’hypocrisie

Le roi d’Arabie Saoudite a donc pris ses quartiers sur une plage de Vallauris. Ladite plage avait été préalablement privatisée par un arrêté préfectoral interdisant son accès à toute personne n’appartenant pas à la cour du roi saoudien. Malgré les polémiques et les multiples levées de bouclier engendrées par cette privatisation, le préfet n’a pas reculé. Christian Estrosi s’en est d’ailleurs offusqué affirmant qu’il était «scandaleux» qu’une personne, aussi puissante soit-elle, s’approprie un espace public. Réelle indignation ou simple manœuvre électorale en vue des régionales de la fin de l’année ? Je laisse chacun en juger.

D’autres, au contraire, se sont réjouis de la manne financière que pouvait apporter la venue de ces riches touristes dans le sud de la France en considérant que, finalement, privatiser une plage était un prix à payer plutôt négligeable au regard de l’apport financier que la ville allait recevoir. Personnellement, ce qui me dérange le plus dans cette affaire, c’est l’indignation sélective dont peuvent faire preuve les hommes politiques ou l’opinion publique. Indignation sélective à la fois sur les rapports entre la France et l’Arabie Saoudite mais aussi, et peut-être surtout, sur la question de la privatisation des plages. Lire la suite