« Je ne céderai pas. Je ne me rendrai pas. Je ne me retirerai pas ». En trois phrases et 14 petits mots, François Fillon a balayé les spéculations autour d’un possible retrait de sa part. Il a également confirmé que la parole de la caste politicienne n’avait plus aucune légitimité lui qui expliquait au début de l’affaire Pénélope que seule une mise en examen le pousserait à se retirer. Hier lors de sa conférence de presse il a même ajouté qu’il « [irait] jusqu’au bout parce qu’au-delà de [sa] personne, c’est la démocratie qui est défiée ». Par-delà le caractère risible d’une telle affirmation, il me semble qu’il y a un fond de vérité dans cette phrase. Plutôt que de dire que la justice défie la démocratie je crois bien plus que cette élection présidentielle, à son corps défendant, défie la Vème République.
L’abstention galopante ainsi que la défiance généralisée à l’encontre de la caste politicienne qui dirige le pays depuis des décennies indiquaient que les échéances électorales de l’année en cours pouvaient se transformer en chemin de croix pour une Vème République complètement exténuée et à bout de souffle. Les multiples coups de tonnerre qui frappe la campagne électorale – l’annonce faite par François Fillon lui-même de sa future mise en examen étant le plus récent d’une longue série – viennent confirmer ce diagnostic en même temps qu’ils l’aggravent. Et si 2017 marquait les dernières élections de la Vème République ? Lire la suite
