En arrivant en tête des élections législatives du 25 janvier dernier, et en frôlant même la majorité absolue, Syriza a, pour beaucoup d’observateurs, enclenché une nouvelle étape dans la politique de l’Union Européenne et de la zone euro. En effet, la victoire d’une coalition opposée à l’austérité dans le pays le plus endetté de la zone euro peut changer durablement la donne au sein de l’Union Européenne. En nommant Yanis Varoufakis, qui se revendique comme marxiste, au ministère de l’économie, Alexis Tsipras a voulu envoyer un message fort en direction de l’UE et d’Angela Merkel en particulier.
Quelques jours après sa victoire, Alexis Tsipras entamait un tour d’Europe pour défendre sa vision sur le remboursement de la dette grecque et affirmait que la Grèce n’avait « pas besoin d’une prochaine aide de 7 milliards d’euros » prévue en mars. Dès lors cette victoire de Syriza peut-elle insuffler un nouvel élan dans une Europe atone et proche de la déflation, ou celle-ci n’est-elle vouée qu’à marquer un nouvel échec de la gauche européenne dans sa tentative de refonte de la politique économique de la zone euro? Lire la suite
