Syriza: chance pour l’Europe ou énième désillusion pour la gauche européenne?

En arrivant en tête des élections législatives du 25 janvier dernier, et en frôlant même la majorité absolue, Syriza a, pour beaucoup d’observateurs, enclenché une nouvelle étape dans la politique de l’Union Européenne et de la zone euro. En effet, la victoire d’une coalition opposée à l’austérité dans le pays le plus endetté de la zone euro peut changer durablement la donne au sein de l’Union Européenne. En nommant Yanis Varoufakis, qui se revendique comme marxiste, au ministère de l’économie, Alexis Tsipras a voulu envoyer un message fort en direction de l’UE et d’Angela Merkel en particulier.

Quelques jours après sa victoire, Alexis Tsipras entamait un tour d’Europe pour défendre sa vision sur le remboursement de la dette grecque et affirmait que la Grèce n’avait « pas besoin d’une prochaine aide de 7 milliards d’euros » prévue en mars. Dès lors cette victoire de Syriza peut-elle insuffler un nouvel élan dans une Europe atone et proche de la déflation, ou celle-ci n’est-elle vouée qu’à marquer un nouvel échec de la gauche européenne dans sa tentative de refonte de la politique économique de la zone euro? Lire la suite

Débat sur le service civique: l’arbre qui cache la forêt ?

Après le temps du recueillement et de la mobilisation populaire à la suite des attentats des 7 et 9 janvier derniers, le temps des débats politiques et sociétaux est arrivé. A ce petit jeu, le débat qui occupe le plus de place dans les médias est celui sur le service civique et la pertinence de le rendre obligatoire. Alors que le Front National a appelé le gouvernement à le rendre obligatoire afin de  » réinculquer aux jeunes générations un esprit national et patriote », François Hollande devrait, selon Europe 1, annoncer ce jeudi lors de sa conférence de presse l’objectif d’atteindre d’ici la fin du quinquennat 200 000 à 300 000 services civiques signés. Toutefois il devrait également annoncer qu’il ne rendra pas obligatoire ce dernier. Si ce débat a occupé une large part des débats politiques depuis l’attentat de Charlie Hebdo, le problème des banlieues semble lui primordial et il serait grand temps de l’aborder.

Notre société a-t-elle atterri ?

« C’est l’histoire d’une société qui tombe et qui au fur et à mesure de sa chute, se répète sans cesse pour se rassurer, ‘Jusqu’ici tout va bien’, ‘Jusqu’ici tout va bien’… ‘Jusqu’ici tout va bien’. L’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage ». Lire la suite